Les voitures

Alain Bahuchet, homme de cheval averti et fin meneur, est aussi un amoureux des belles voitures hippomobiles anciennes.
Sa collection présente deux caractéristiques de grand intérêt :
Les voitures, pour la plupart, sont conservées dans leur état d'origine.
Toutes les voitures, restaurées ou en état d'origine, peuvent être attelées.

Chargées d'histoire, ces voitures reflètent le savoir faire des artisans qui les ont fabriquées. Conçues  pour être utilisées, elles vous permettent de redécouvrir ce qu'était l'ambiance du voyage au XIXème siècle

Restaurer ou rénover ?

Ces notices ont été rédigées par jean Louis Libourel, conservateur du patrimoine auteur de ...

Squelette de dressage

Cliquez pour agrandir l'imageVoiture à quatre roues, très robuste, capable de résister à la violence des jeunes chevaux en cours de dressage. Elle doit son nom à l'absence de toute partie carrossée et à sa structure entièrement apparente : une flèche robuste reliant les deux essieux, un siège élevé pour le cocher avec de grands marchepieds, une étroite plate-forme d'où les assistants du dresseur qui se tiennent debout peuvent sauter rapidement pour se porter à la tête des chevaux en cas de besoin. On l'attelle à deux chevaux, l'un dressé et sûr, le maître, l'autre, un jeune cheval à dresser, l'écolier.


Cliquez pour agrandir l'image

Landau

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit par Henry FIFE, important carrossier de Copenhague. Les Ecuries Royales du château de Christiansborg, à Copenhague, possèdent une vingtaine de voitures signées Henri FIFE.
Voiture conservée en état d'origine.
Ce landau est une voiture de ville, à quatre places intérieures en vis-à-vis. Il peut s'utiliser découvert ou hermétiquement fermé grâce à deux capotes de cuir, jointives autour des portières. La caisse, de forme carrée typique de la deuxième moitié du XIXe siècle, est montée sur des ressorts à pincettes. Comme beaucoup de voitures privées de cette époque, ce landau n'a pas de système de frein : c'est au cocher à obtenir de ses chevaux qu'ils retiennent la voiture dans les pentes. 
Attelage à deux chevaux.
         

Roof-Seat-Break

Cliquez pour agrandir l'imageBreak dont la caisse est constituée d'un grand coffre allongé, portant sur son panneau supérieur, formant plancher, plusieurs sièges transversaux, élevés sur des hausses oudes ferrures, et tournés dans le sens de la marche ou dos-à-dos. Les roof-seat-breaks ont généralement des dimensions importantes. 
La vogue des roof-seat-breaks se situe à la fin des années 1880 et au début des années 1890. Le plus célèbre carrossier new yorkais, Brewster, conteste le terme de Roof-seat-break, inadéquat selon lui pour une voiture découverte, le dessus du coffre sur lequel sont fixés les sièges ne pouvant être assimilé à un " roof ", c'est-à-dire à un toit. Il lui préfère celui, plus juste, de Platform break.
Cet exemplaire, monté sur des ressorts à pincettes, possède trois sièges, les deux premiers sur des hausses en bois, le troisième sur des ferrures. La coquille, sur le devant, est sans garde-crotte.
Attelage à deux ou à quatre chevaux.
                         

Stanhope Phaeton

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit en 1872 par BINDER Aîné, n° 40 avenue du Bois de Boulogne à Paris.
La Maison BINDER Aîné a été créée en 1871 par Charles BINDER, membre de l'une des plus importantes dynasties de carrossiers parisiens, active depuis le premier empire jusqu'à 1939.
Voiture prêtée par ses propriétaires à Alain Bahuchet.
Voiture d'une très belle exécution, conservée en état d'origine.
Voiture de ville et de campagne, élégante et sportive, pour les amateurs qui aiment conduire eux-mêmes leur équipage, le Phaéton est toujours mené par son propriétaire. C'est la voiture de maître par excellence
Il se caractérise par un siège antérieur important et confortable, le siège du maître, généralement en rotonde c'est-à-dire arrondi en arrière sur les angles, élevé sur le devant de la caisse constituée d'un long coffre dont toutes les faces sont planes. A l'arrière, se trouve un siège simple pour un ou deux domestiques. 
Le Phaéton emprunte son nom à la mythologie grecque. Phaéton, fils d'Hélios, le Soleil, ayant dérobé le char de son père, fut incapable d'en maîtriser les fougueux coursiers, incendiant la terre lorsqu'il s'en approchait trop, la plongeant dans un froid polaire lorsqu'il s'en éloignait.
Durant tout le XIXe siècle, le phaéton, avec ses nombreuses variantes, connaît le plus vif succès et reste encore à la fin du siècle " le type, sinon le plus répandu, du moins le plus select " (Le Guide du Carrossier, 1895)
Attelage à un ou deux chevaux

Demi-Mail Phaeton

Construit par le carrossier LABOURDETTE à Paris.
La manufacture de voitures de luxe LABOURDETTE a été fondée en 1858. Fournisseur de la Reine et. des Infants d'Espagne et de plusieurs autres cours, elle a des succursales à Madrid et à Buenos-Aires. En 1888, Vallée de Loncey dans son livre Le cheval du bourgeois et du sportsman, recommande de s'adresser " pour avoir des voitures élégantes et correctes, d'une construction et d'un fini irréprochable, LABOURDETTE, 121, avenue Malakoff ".
Dans la riche famille des Phaétons, le Demi-Mail Phaéton se situe en deuxième position, entre le Mail-Phaéton et le Stanhope Phaéton. Au premier il emprunte sa caisse à fond plat sans passage de roues et sa barre de volée fixe. Au second, sa suspension à ressorts à pincettes.
Le premier siège, important, est réservé au maître, qui conduit l'attelage.
Attelage à deux chevaux.

Dog-Cart à quatre roues

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit par le carrossier RIGUEUR à Dijon.
Le nom Dog-cart signifie voiture à chiens. C'est une voiture sportive, pour aller à la chasse, accompagné de chiens d'arrêt et de chasse au vol. Il se caractérise par ses deux sièges pour quatre personnes, placés dos-à-dos, et par des compartiments pour les chiens ménagés sous les sièges et aérés par des jalousies. Un espace sépare les deux sièges pour placer un coffre à fusils.
Les amateurs de conduite sportive les utilisaient aussi en ville.
Sur ce modèle, le siège arrière peut être retourné dans le sens de la marche : cette position donne alors à la voiture l'apparence d'un phaéton. Le compartiment pour les chiens est aéré par des jalousies inscrites dans des ouvertures ovales sur les côtés de la caisse.
Attelage à deux chevaux.

Dog-Cart à deux roues

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit par le carrossier LABOURDETTE à Paris.
Les dog-carts, voitures utilisées pour se rendre à la chasse en emmenant des chiens, sont à quatre ou à deux roues.
Ce dog-cart à deux roues comprend un coffre à chiens trapézoïdal, percé sur les faces latérales par des ouvertures carrées avec balustres et croisillons pour l'aération, sur lequel est établi un siège pour deux personnes.
Attelage à un cheval ou deux en tandem.

Omnibus

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit par le carrossier MOREL à Paris, dont l'entreprise figurait " parmi les plus anciennes maisons qui se distinguent le plus dans la carrosserie de luxe " (Le Cocher français, juillet 1869).
Sur l'impériale est attachée une vache, large malle de faible hauteur en cuir de vache (d'où son nom) dont le fond concave s'adapte au pavillon bombé de la voiture.
L'Omnibus privé possède une caisse entièrement fermée, vitrée sur ses quatre faces. L'intérieur, accessible par une porte à l'arrière, contient deux banquettes latérales. Une banquette transversale extérieure est placée sur le devant de l'impériale.
Avec le développement du chemin de fer, apparaissent vers 1850 de petits omnibus, à six ou huit places d'intérieur, utilisés pour le transport des voyageurs et de leurs bagages de la gare  aux hôtels. Ces voitures de service furent vite appréciées par les " riches propriétaires habitant les châteaux et les maisons de campagne situés à quelques lieues des chemins de fer. Chacun d'eux voulut en posséder un pour ses besoins particuliers " (Le Guide du Carrossier, 1861) Les plus luxueux, dits Omnibus de château, de chasse ou de campagne, sont également utilisés pour aller aux rendez-vous de chasse, aux courses ou aux réunions sportives et mondaines.
Il est généralement attelé à deux chevaux ou à trois de front.
                     
Cliquez pour agrandir l'image

Petit Duc

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit entre 1880 et 1890 par Joseph RIEGEL carrossier à Paris, 14 avenue de la Grande Armée.
Voiture conservée en état d'origine.
Voiture de promenade, généralement réservée aux jeunes filles et aux femmes qui aimaient conduire elles-mêmes leur attelage. Cette voiture, qui n'a pas de siège de cocher, est menée depuis le siège intérieur par la propriétaire de l'attelage.
La caisse, le grand garde-crotte et les garde-boue sont en bois naturel verni
Suspension par ressorts à pincettes, siège en rotonde
Petit siège de domestique à l'arrière
Attelage à un poney

Show Gig

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit par l'entreprise KENDALL CARRIAGE à Philadelphie.
Voiture américaine, le Show Gig est un véhicule sportif simplement constitué d'une plate-forme munie d'une coquille sans garde-crotte, et portant un coffre de forme trapézoïdale en osier tressé, surmonté d'un siège pour deux personnes. Sa conception minimaliste lui confère une grande élégance. Très léger, il met en valeur des chevaux de sang, rapides. Monté sur deux grandes roues, il est idéal pour l'attelage en tandem.
Photo avant restauration

Charrette Dog-Cart

Construite par Henry BINDER, à Paris rue du Colisée.
Henry BINDER, membre de l'une des plus importantes dynasties de carrossiers parisiens, s'installe rue du Colisée en 1863.
Voiture conservée en état d'origine.
Charrette anglaise ménagée en Dog-cart avec un compartiment à chiens sous les deux sièges dos-à-dos, aéré par une claire-voie.
Les panneaux de la caisse présentent sur toute leur surface un décor guilloché imitant la vannerie.

Corbillard

Cliquez pour agrandir l'imageConstruit à Montreux (Suisse) par Jean LEU & TALLON.
Voiture conservée en état d'origine, avec ses garnitures textiles en drap noir bordées de franges : pentes, housse du siège de cocher et caparaçons assortis pour deux chevaux.
La caisse est montée sur des ressorts à pincettes devant et à demi-pincettes derrière. Frein à manivelle. L'impériale, portée par quatre piliers mi-torsadés, mi-cannelés, est lambrissée sur sa face intérieure et recouverte d'une feuille de tôle à l'extérieur ; elle est ceinte d'une corniche en tôle à décor de godrons repoussés. Caisse et train sont peints en noir avec un rechampi argent. Deux lanternes carrées.
Attelage à deux chevaux._



Copyright © 2015. Tous droits réservés.Dernière mise à jour le: jeudi 16 avril 2015
Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS
Contactez l'auteur à michel@debrichy.be